jeu.

04

nov.

2010

Toujours dans le Top 10 !

Déjà cinq jours de course dans cette Route du Rhum – La Banque Postale 2010, et Tanguy de Lamotte continue de s’accrocher parmi les 10 premiers Class40, malgré un gennaker déchiré et quelques soucis de pilote. Le skipper de Novedia-Initiatives a trouvé le rythme et se veut confiant quant à son option météo pour la suite du parcours.

Au classement de 15h40 ce vendredi, Tanguy pointait à la huitième place, à 74 milles du leader Thomas Ruyant sur Destination Dunkerque. Mais plus que son rang parmi les 42 Class40 encore en course, c’est sa position sur la carte qui le satisfait : « je suis dans le groupe de l’ouest et nous essayons d’aller chercher une transition pour ensuite glisser sous spi tribord amures dans du vent de nord-est qui va nous aider à descendre. Mais cette transition met un peu de temps à arriver, donc petit à petit je me décale dans le sud par rapport à ce groupe là, et finalement cela ne me déplait pas, car plus je suis au sud, plus je pense que la transition sera franche alors que là haut, elle risque d’être plus longue à passer ».

 

 

Après un début de course à tirer des bords de près pour sortir du Golfe de Gascogne, Novedia-Initiatives a poursuivi sa route bâbord amures en abattant progressivement et en ouvrant les voiles. Le Class40 progressait aujourd’hui sous génois à une vitesse de 10 nœuds. Pour l’heure, ces conditions sont favorables au skipper normand et lui permettent de naviguer à 100% du potentiel du bateau. Mais contrairement à ses concurrents, Tanguy est privé de gennaker, déchiré dès la première nuit de course, et cette perte pourrait le pénaliser aux allures portantes. « Je suis parti du principe que je ne réutiliserai pas cette voile car elle est très abîmée », confiait-il aujourd’hui. « Si j’ai l’occasion de la réparer, je le ferai, mais il y a beaucoup de travail et pour l’instant je préfère adapter ma route si besoin et faire avec mon spi médium et mon génois ».

 

 

Tanguy connaît également des soucis de pilote automatique depuis le départ de la transatlantique en solitaire. « Il fonctionne, mais il est un peu moins fiable que d’habitude sur la trajectoire. Sans doute un problème de configuration. Cela ne m’a pas trop posé de problèmes au près, mais il faut que je règle ça ». Grâce à une détermination inébranlable et à un moral d’acier, le marin fait face aux difficultés et réussit à maintenir sa place dans le premier quart de la flotte. Mais la route vers Pointe-à-Pitre est encore longue et les prochains jours seront déterminants pour sa course. Sera t’il récompensé dans ses choix tactiques ? Pourra t’il, avec une voile en moins, tenir la cadence imposée par ses adversaire ? Réponse la semaine prochaine.