25/05/10 Clap final d’une course sportivement décevante mais très enrichissante.

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Sous un soleil estival, porté par une petite brise d’une huitaine de nœuds, c’est à 17h27 que Novedia Initiatives a enfin franchi la ligne d’arrivée, en 7ème position de la Normandy Channel Race.

Malgré la déception sportive, les visages quelque peu marqués par la fatigue et la lutte contre le froid, la brume et la pétole de ces 8 jours 3 heures et 27 minutes de course, Tanguy et Jean arboraient le sourire qui les caractérise tant.

Heureux d’achever cette boucle de 1000 milles parcourue à la vitesse moyenne de 5,99 nœuds, Tanguy nous livrait à chaud son premier bilan.

« Nous sommes évidemment déçus par cette contreperformance. Privés depuis le départ de tous les instruments électroniques de navigation, du pilote et à mi-parcours de la position des autres bateaux et des fichiers météo, nous naviguions à l’ancienne, tandis que tous nos concurrents bénéficiaient de données indispensables à l’élaboration d’une stratégie intelligente sur une course aussi complexe tactiquement.

Ce handicap important nous a beaucoup pénalisé et m’a quelque peu privé d’un bel entrainement à la table à carte que je me réjouissais de réaliser en vue de ma préparation à la prochaine Route du Rhum.

Je préfère somme toute m’apercevoir de ce type de problème majeur en début de saison, pour pouvoir y remédier dès aujourd’hui. »

Malgré ces difficultés, l’ambiance a toujours été très bonne à bord, le duo de Novedia Initiatives n’a à aucun moment baissé les bras et s’est battu jusqu’au bout ; à l’image de la dernière bataille serrée qu’ils ont livré contre l’équipage sud africain. Parvenus à les doubler dans la baie de Seine, à quelques 20 milles de l’arrivée, ces derniers ont repris l’avantage et finissent 27 minutes seulement devant leur étrave.

Quant à Jean, il se disait ravi d’avoir pu partager cette épreuve aux côtés et sur le bateau de Tanguy :

« Même si le résultat n’est pas à la hauteur de ce que l’on espérait, cette course m’a personnellement beaucoup apporté. C’est souvent dans ce genre de moments difficiles que l’on apprend le plus. Le pilote ne fonctionnant pas, j’ai dû passer énormément de temps à la barre, sans instrument, l’exercice était d’autant plus formateur. Naviguer sur un bateau qui a été fiabilisé et optimisé depuis trois ans, m’a également permis de faire avancer mes réflexions concernant les améliorations que je pouvais apporter à la construction en cours de mon Class40. Sur le plan humain, nous nous sommes très bien entendus et avons rapidement trouvé un excellent rythme pour le fonctionnement de notre duo. Ce fut une expérience très constructive !

Mon premier passage au pied du mythique Fastnet plongé dans la lumière du petit matin restera je pense longtemps gravé dans ma mémoire. »