« Une première victoire sur une transat : que du bonheur ! »
C’est fait ! Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy ont coupé la ligne d’arrivée de la première édition de la Solidaire du Chocolat samedi 14 novembre à 9h25, heure française. A bord du Class 40 Initiatives-Novedia, le plus jeune équipage de la flotte, grand animateur de la course, solidement installé en tête depuis le 1er novembre n’a rien lâché et cédé face aux menaces de retour persistantes de ses plus proches poursuivants, Telecom Italia et Cheminées Poujoulat. Les vainqueurs décrochent les honneurs très chocolatés d’une épreuve du large inédite à travers l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes après 26 jours 16 heures et 35 minutes de course, soit 5000 milles (9 260 km) parcourus. Les mots chocs de Tanguy au saut du bateau au rythme et au son d’une cérémonie dans la plus pure tradition maya au beau milieu d’une nuit tropicale sur la terre originelle du cacao…
« C’est bon ! Ce n’est que du bonheur ! C’est vrai que 26 jours, c’est un peu long. Nous sommes désolés d’avoir un peu traîné dans les derniers milles jusqu’à l’arrivée, mais nous sommes très impressionnés par l’accueil que nous recevons : ce feu d’artifice quand on coupe la ligne, cette cérémonie maya à la sortie du bateau, c’est génial. Mes pensées vont bien sûr à Mécénat Chirurgie Cardiaque et c’est un vrai plaisir de découvrir ici, à Progreso, la famille d’accueil de la petite Nana qui s’est fait opérer juste avant le départ de la course. Un grand merci aussi à mes deux sponsors, qui sont là et sans lesquels toute cette aventure qui se termine si bien avec une victoire – ma première sur une transat, comme pour Adrien – c’est vraiment fabuleux et c’est forcément beaucoup d’émotions. Cette course, très complète, s’est révélée très dure, mais de gagner au Mexique, qui accueille pour la première fois une course au large, cela nous donne un peu l’impression d’être des éclaireurs. Le bateau a enduré, on a même calculé qu’il a pris à peu près 40 000 chocs dans les creux, les vagues et la succession des six dépressions essuyées. Avec Adrien, nous nous sommes vraiment bien entendus et le fait d’être jeunes nous a peu être aidé à avoir la niaque tout le temps : nous avons pris toutes les décisions en commun et maintenant, nous allons vraiment savourer cette victoire ensemble. »
